La gestion des prairies dégradées, un enjeu pour l’avenir
Fourrages / Mardi 31 mars, à Longes, agriculteurs et techniciens se sont réunis pour une demi-journée d’échanges consacrée à la gestion des prairies dégradées. Entre pression climatique, évolution des pratiques et apparition d’espèces invasives, les enjeux sont multiples et déterminants pour l’avenir des prairies.
«Une prairie, c’est un cortège d’espèces avec des graminées, des légumineuses et des diverses. On peut considérer qu’elle est dégradée lorsque la part de graminées chute fortement », explique Mickaël Coquard, expert fourrages chez Rhône conseil élevage. Ce dernier était présent aux côtés de Canelle Laisné (chambre d’agriculture de l’Isère) afin d’apporter un éclairage technique sur les mécanismes de dégradation et les leviers d’action destinés aux agriculteurs.Conserver l’équilibreEn pratique, un seuil inférieur à 30 à 50 % de graminées constitue un signal d’alerte, puisque cette perte d’équilibre ouvre la porte à des espèces opportunistes, souvent moins intéressantes sur le plan fourrager, voire problématiques. Cette approche technique a permis aux éleveurs présents de partager leurs observations de terrain. Pour Mickaël Coquard, le principal risque lié à une perte d’équilibre prairial est l’invasion par de nouvelles espèces problématiques, comme l’ambroisie, le datura ou encore le séneçon du Cap. Il est de plus en plus commun de croiser ces espèces en grand nombre au sein des prairies. Pour le conseiller, leur développement est directement lié...
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