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Jours de revendication

Syndicalisme / La colère des agriculteurs est immense et depuis le 5 janvier, le réseau FDSEA-JA organise des actions pour l’exprimer. Bâchage de radars en plusieurs points, feux de la colère, visio-conférence avec des élus et rassemblement devant la préfecture à Lyon à l’occasion de la cérémonie des vœux.

Par Emmanuelle Perrussel
Jours de revendication
IAR-EP
Objectif de la mobilisation devant la préfecture jeudi dernier : interpeller l’État et exiger des décisions politiques immédiates, concrètes et à la hauteur de la crise que traverse l’agriculture.

Cela fait deux ans que la FDSEA 69 et les Jeunes Agriculteurs du Rhône alertent sans relâche  : « l’agriculture française et européenne avance sans cap, sans vision. Les discours se succèdent, mais la réalité reste inchangée ». L’année 2026 démarre ainsi sous le signe de la colère. Depuis le 5 janvier, le réseau martèle sa souffrance et l’effondrement de ses revenus et fait part de ses craintes pour l’avenir de la souveraineté alimentaire française.Les mots d’ordre sont clairs : les agriculteurs rejettent l’accord de l’Union européenne avec le Mercosur qui ouvre grand la porte à l’importation de produits ne respectant pas les normes européennes. Ils n’entendent pas de cette oreille le budget de la Pac, annoncé à la baisse, et revendiquent encore et toujours le « pas d’interdiction sans solution ».Lors de leurs actions syndicales qui ont pris diverses formes ces derniers jours, d’autres demandes ont aussi été formulées : la suspension pure et simple du mécanisme carbone (MACF) et le développement de filières d’engrais françaises et européennes ; la parution des décrets d’application de la loi Duplomb et de la loi d’orientation agricole (LOAA)...

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