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Déclin agricole : le sursaut est possible

ASSISES / Les premières Assises du déclin agricole se sont tenues le 2 février au Sénat en présence notamment de la ministre de l’Agriculture, du président du Sénat et du sénateur Laurent Duplomb (LR, Haute-Loire) et de nombreux parlementaires et représentants du monde agricole. Des pistes de reconquête ont été évoquées. Il restera à les concrétiser. 

Par Christophe Soulard
Déclin agricole : le sursaut est possible
Les premières Assises du déclin agricole se sont tenues le 2 février au Sénat en présence notamment de la ministre de l’Agriculture.

La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, n’a pas trop apprécié le terme d’« Observatoire du déclin agricole et de l’autosuffisance » à l’origine du colloque éponyme du 2 février. Elle lui préférerait celui d’« Observatoire de la reconquête agricole » dont l’appellation résonne de manière plus entraînante et positive. À l’image des nombreux orateurs qui se sont succédé à la tribune, elle a établi un constat sans appel : La France voit son agriculture décrocher dans bien des secteurs, à commencer par celui de sa balance agroalimentaire qui s’est totalement effondrée en peu de temps : 8,2 milliards d’euros (Md€) en 2021, 10,3 Md€ en 2022, 6,5 Md€ en 2023, 4,9 Md€ en 2024 et sera sans doute déficitaire cette année pour la première fois depuis 50 ans. « Nous sommes à – 515 millions d’euros fin novembre », a souligné Laurent Duplomb. Dans un rapport de 2018, il alertait sur ce décrochage et le déclin à venir. Si l’histoire lui a donné raison, il aimerait maintenant qu’elle le contredise. Mais il n’est guère optimiste : « Si nous continuons dans la même logique, la France, qui reste malgré tout le premier pays agricole de l’Union européenne, sera dépassé...

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