Consécration pour Jean-Paul Ruet
Meilleur Gamay du Monde / Samedi 10 janvier, à la Cité internationale de Lyon, le verdict du Concours international du gamay est tombé. Après une ultime re-dégustation du Grand jury, le titre de meilleur gamay du monde 2026 a été attribué à un morgon millésime 2024. Derrière cette distinction, Jean-Paul Ruet, vigneron à Saint-Étienne-des-Oullières, revient sans détour sur cette reconnaissance, ses effets économiques et la réalité du métier.
Jean-Paul Ruet : « J’étais à Paris. Je suis bloqué là-bas tous les week-ends, car j’ai une vingtaine de points de vente sur la capitale. L'équipe d'Armonia m'a appelé à 11 h du matin pour m’annoncer la bonne nouvelle. C’est bien sûr une surprise, et j’étais très content. Mais on savait aussi qu’on était dans le peloton de tête. On est souvent médaillés, notamment sur les beaujolais nouveaux, où on décroche régulièrement des médailles d’or. »J.-P. R. : « Ce titre vient conforter tout un travail très rigoureux. On est suivi par des acheteurs très sérieux, ce qui nous facilite grandement la tâche. L’exploitation fait une soixantaine d’hectares, et on travaille avec des acheteurs qui nous suivent sur la durée. »J.-P. R. : « Ça va clairement booster la vente au détail, notamment à Paris. Le macaron sur la bouteille, la petite vignette, c’est un vrai plus. Ça rassure et ça réconforte aussi le moral de notre vignoble, dans le contexte actuel. »J.-P. R. : « Elle est inéluctable actuellement, mais elle est qualitativement bénéfique. Quand on fait de plus petits rendements, les vins sont plus riches, plus concentrés, avec un final très agréable. Qualitativement,...
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