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Brucellose : les pistes de l’Anses pour la biosécurité en alpage

Sanitaire / L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) propose une boîte à outils de onze mesures pour limiter la contamination des animaux en estive par les bouquetins porteurs de la brucellose. Tout en reconnaissant que la biosécurité reste complexe en montagne.

Par Y.G
Brucellose : les pistes de l’Anses pour la biosécurité en alpage
En 2025, treize bouquetins séropositifs à la Brucellose ont été dénombrés dans le massif du Bargy, et aucun dans les Aravis.

Dans un avis publié le 30 mars, l’Anses suggère plusieurs pistes pour renforcer la biosécurité en alpage afin d’éviter la contamination des ruminants par la brucellose, maladie diffusée par les bouquetins et transmissible à l’homme. Le rapport fixe quatre objectifs en la matière : limiter le recoupement des aires d’usage entre bétail et ongulés sauvages ; éviter de créer des points d’attraction pour les ongulés sauvages ; éviter l’utilisation par le bétail de zones possiblement contaminées ; et limiter le risque de transmission directe. L’agence sanitaire propose onze mesures, allant d’une modification des dates de montée en alpage au renforcement de la présence humaine, en passant par l’utilisation de chiens de protection ou de clôtures. L’Anses reconnaît que « la biosécurité en montagne est particulièrement complexe à mettre en place et qu’elle doit passer par une co-construction avec les acteurs de terrain ». Par ailleurs, les experts recommandent de « renouveler le scénario de gestion recommandé pour le printemps 2026 jusqu’en 2030 (avec réévaluation annuelle), soit entre 70 et 110 bouquetins testés, dont 20 à 55 capturés et marqués ». L’Anses ne préconise p...

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